Baby Clash : les solutions pour rester un couple

Baby Clash : les solutions pour préserver son couple

Dans son livre "Baby clash : devenir parents sans s'extirper", Anna Roy  réunit ses meilleurs conseils pour mieux vivre la période de transformation du couple amoureux au couple parental en s'appuyant qur les histoires de ses patients. Dans cet article, elle vous présente les différentes solutions pour préserver les moments de qualité avec son partenaire.

Cherchez la bonne place, la bonne dose
Vous ne pouvez pas éviter le sujet de l’enfant (et l’enfant non plus !). Parce que vous êtes ses parents, que vous vous occupez de lui, que vous cherchez le meilleur pour lui, et que quand l’un est absent, il a le droit à son débrief.
Bref, vous vous sentez concernés. Maintenant, si ça clashe, il vous faut identifier l’origine du clash : déséquilibre, vexation ou débats interminables qui vous rendent fous ?
• S’il y a déséquilibre ou vexation, dites gentiment à votre partenaire que c’en est trop pour vous, et que vous aimeriez, parfois, mener des conversations d’adultes sur d’autres sujets.
• Si le souci vient d’un trop-plein de conversations que vous ne parvenez pas à éviter car vous les estimez nécessaires et incontournables (choix des petits pots, HPI ou pas…), vous pouvez dédier des plages horaires ou essayer de prendre des décisions efficaces et rapides.

Rappelez-vous que vous êtes un couple
J’aime rappeler que plus les enfants grandissent, plus ils font preuve d’autonomie. À 12 ans, ça commence à aller dormir chez les copains. On ne fait pas des enfants pour soi, mais pour qu’ils s’en aillent. Les parents qui se sont beaucoup concentrés sur l’enfant, et ont construit l’essentiel de leurs dialogues sur le sujet, sont susceptibles de morfler avec le temps. Quand les enfants partent de la maison, les parents demeurent, et il reste le couple. 

Un couple qui se raconte quoi ? Même si on adore parler de nos enfants, preuve de notre amour et de nos préoccupations
(bien normales) de parents, il est toujours bon de « réfléchir » à ce qui nous alimente, nous, en tant que couple, et à ce que l’on se racontait avant la parentalité. Je ne dis pas ça pour que vous vous efforciez de discuter « comme avant », simplement pour que vous preniez conscience d’être un couple, aux sujets multiples, divers et variés. Cela peut vous donner envie de changer de thématique, de temps en temps, pour vous retrouver.
Vous pouvez même passer un accord : on cause de l’enfant quand on rentre du boulot, puis on s’octroie du temps en couple pour se raconter nos journées à nous ?

Planifiez des moments à deux
Vous allez me dire que ce conseil, c’est du vu et revu… D’ailleurs, on le voit beaucoup dans la sexualité : on recommande parfois au couple de se donner rendez-vous, une fois par semaine ou plus, pour passer un temps de
qualité (et plus ou moins intime). Pourquoi ? Parce que sinon, le quotidien nous passe dessus (et l’autre, rarement… !). Se donner rendez-vous, c’est donc un moyen de reprendre le contrôle sur son quotidien, et de replacer
son couple au centre de l’équation. Ça ne me paraît pas si idiot. Quand, chaque jour, on est happés par le boulot, le goûter, les jeux, l’administration, les repas… le couple passe après.

Offrons-lui l’opportunité d’exister une fois par semaine (je reste sur ce rythme, mais choisissez celui qui vous parle, et vous paraît gérable). Le couple a existé des mois ou des années avant l’enfant, on peut bien essayer de lui donner une place dans son emploi du temps. Il
s’agit de forcer un peu les choses, c’est bien vrai, mais comment faire, sinon, pour dîner en tête à tête et discuter de choses… chouettes et changeantes ? De là, on aura plaisir à se retrouver, rire, vibrer… Et on en a besoin.
C’est aussi comme ça que l’on évite les clashs : en étant notre couple, tout simplement.